Petite question du jour : connaissez-vous un concours de pétanque dédié à Jacques Maximin, chef étoilé et acteur majeur de la gastronomie française ? La dixième édition se déroule aujourd’hui au Fort Carré d’Antibes, épreuve sans enjeu et boules en mains, hommage simple et chaleureux à cet enfant du Nord qui a séduit le Sud, entré en cuisine à l’âge de treize ans.

Maximin, çà se déguste et çà se discute. Mémoire culinaire phénoménale, instinct du produit, technicien hors pair, inspiration-minute, cet as de l’impromptu parle cuisine et vit cuisine.. Faut-il ajouter que ce chef de braise qui n’a peur de rien ni de personne, revoit avec bonheur ses disciples hier rudoyés, reconnaissants aujourd’hui où qu’ils soient dans le monde.

Inutile de tracer à cet instant un nouveau portrait de ce précurseur, parti à l’abordage de la haute gastronomie, promu « Premier Jeune Chef de France » par Gault&Millau en 1984, 2 étoiles au Chantecler (Hôtel Negresco) dans sa décennie flamboyante (1978-1988), veille désormais sur le concours des MOF présidé par Alain Ducasse et enseigne comme chef-consultant dans son Université de Meudon.

Aujourd’hui est une nouvelle journée avec des amis de tous bords, chefs, producteurs, fournisseurs… entourant Maximin à Antibes dans un concours qu’il avait lui-même lancé à Vence en 2007. Depuis, cinq complices de l’association Génération Maximin façonnent le succès de cet enfant terrible, infatigable et génial qui occupe une place de choix « différente » dans le cours de la gastronomie et dans le coeur des gens. Fred Ramos, entouré par Catherine Cerruti, Christian Cottard, Laurent Poulet et Jean-Paul Veziano. Des gardiens du phare, amis au long cours, admirateurs toujours d’un chef au sommet en cuisine et à portée de chacun, notamment sur un terrain de pétanque.



.Maximin pointe et tire, juge, mesure, s’enflamme et prend du bon temps à ce précieux rendez-vous. Rien de tel que ce concours de pétanque glissé dans sa carrière,pour le distraire, raviver des souvenirs grand format et le découvrir intact, rajeuni même, dans sa nouvelle époque « ducassienne », une fois après avoir quitté son « bistrot malin-marin » du Cros de Cagnes. Enfin, décontracté et bienveilllant, maître de la transmission jamais en rade de conseils et sincère en amitié, son état naturel et son devoir absolu.

