Avec six nouvelles étoiles attribuées cette année, la Côte d’Azur n’a guère à se plaindre du guide Michelin. Dommage qu’ellles soient bien inégalement réparties, plutôt hébergées dans de luxueuses maisons que dans des restaurants d’auteurs ou de jeunes adresses.
Dans le Var une belle étoile pour Arnaud Donckele & Maxime Frédéric au Louis Vuitton-Arnaud Donckele à Saint-Tropez ainsi que «Chez Jeannette » à Flassans-sur-Issole où Benjamin Le Balch a pris la suite (il y a deux mois à peine !) de Vivien Rouleaud dont il était le second au cœur du domaine viticole de La Commanderie de Peyrassol.
A Monaco, deux étoiles reviennent sans surprise à Abysse Monte-Carlo de Yannick Alléno alors qu’un premier macaron récompense «Elsa», signé de Marcel Ravin et Domenico D’Antonio. Dans les Alpes-Maritimes, à Cannes, c’est la première étoile, attendue elle aussi, de l’ère Jean Imbert, avec Christophe Nannoni à La Palme d’Or.

Enfin deux étoiles réjouissantes. Celle de Francesco Fezza à Mareluna, le restaurant gastronomique du Château de Théoule à Théoule-sur-Mer. Un coup de cœur pour ce trentenaire napolitain passé notamment au Meurice supervisé par Alain Ducasse. Gastronomie légère, notes végétales, sens du détail, cet inconditionnel du raffinement culinaire du Japon apporte maîtrise, émotion et délicatesse à chacun de ses plats. Une étoile «italienne» pour un hôtel au charme Riviera.

Et puis l’étoile de haut-pays est enfin de retour à Roubion à l’Auberge Quintessence de Christophe et Pauline Billau, après cinq ans d’une trop longue absence. Au col de la Couillole, leur maison rénovée abrite deux passionnés de montagne que le Michelin avait laissés trop longtemps sans réelle attention.
Goûts nets, mise en valeur du produit le plus localisé, émotion, vivacité, la cuisine de Christophe Billau est une «gastronomie d’altitude» étincelante sous les étoiles.